Hier matin, bêtement, sur un trottoir absolument pas glissant, dans des chaussures plates, et sans même courir, le chat s'est tordu la cheville. Oui, dans les moments de honte, je parle de moi à la troisième personne. Grosse douleur, long moment de brouillard, sa vue et son audition se brouille, puis peu à peu, tout revient à la normale. Boitillant quelque peu, le chat se dit que ça va passer et décide tout de même de prendre son bus et de faire ses courses. Bien plus tard, de retour chez lui, le chat se love dans le canapé pour se remettre de ses émotions, mais lorsqu'il décide de reprendre le cours de sa vie, il ne peut plus marcher. Misère, la cheville est bleue et gonflée, le chat connaît ça, ça lui est déjà arrivé il y a quelques années, c'est une entorse ! Le chat est vexé, deuxième entorse. La première était déjà pas glorieuse : le chat avait raté une marche dans un bar, un peu éméché et tard dans la nuit. Mais la seconde (notez l'utilisation du terme seconde, et non deuxième, le chat reste optimiste), c'est le bouquet : le chat est en pleine forme, pas d'alcool dans le sang, et avec son quota de sommeil, sur un sol plat dans des chaussures plates... La fierté de l'entorse du comment des mortel est liée à son contexte : fin de semaine au ski, nouvel an arrosé et piste noire entraîne un souvenir de vacances qui n'échappera à personne. Associé à la trace de bronzage autour des yeux, l'entorse est généralement signe de bonnes vacances. Mais le chat ne ski pas, le chat rate des marches, et parfois même pas ! Comme quoi, toujours retomber sur ses pattes n'est pas forcement la meilleure stratégie à adopter, car, dans le cas présent, le chat ne peux plus l'utiliser, sa patte.