J'achète des magazines quasiment que quand je prends le train, mais j'en récupère des dépassés chez les copines. Et là, j'ai envie de vous parler de deux articles qui m'ont touché : "La fin du féminisme ? Ces superwomen qui veulent rentrer à la maison" dans le n°3277 de ELLE et "J'ai testé une Home Organiser" dans le n°419 de Marie Claire Maison.

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Pour dire vrai, je pensais être affranchi du féminisme puisque mon père me voit cadre dans une grande entreprise culturelle et que mon meilleur pote me laisse utiliser sans réserve son PC et sa perceuse électrique. Mais j'avais des idées très précises de mon avenir. Ainsi, en discutant avec mes cousines, je leur affirmais vouloir me construire professionnellement avant de fonder une famille, alors qu'elles rêvaient d'une maison à la clôture blanche, sans se préoccuper de qui des deux la payerai.
Mais en lisant l'article de Dorothée Werner et Nathalie Dupuis dans ELLE, je me suis (enfin) rendu compte que le combat n'est pas fini. En effet, la première vague de féministe s'est battue pour que la femme soit indépendante. Mais les droits sont devenus des devoirs. Consciemment ou non, nous nous sentons redevables de cette génération, nous voulons être à la hauteur, et les droits qu'elles ont obtenu pour nous, nous les considérons devoir. Parfois même, ce sont ces féministes de la première heure qui nous juge. La femme d'aujourd'hui a-t-elle vraiment le droit d'être carriériste, ou le doit-elle ? A-t-elle le droit de faire garder ses enfants dès le plus jeune âge ou le doit-elle ?
J'ai donc découvert que mon combat de femme, c'est de revendiquer le choix. Et après tout, nos mères ont prouvées, parfois a nos dépends, que la femme pouvait être indépendante, et beaucoup étaient si indépendante qu'elles étaient seules : la génération des mères célibataires, joliment appelées "familles monoparentale". Car, au détour du chemin, nous avons peut-être oublié le principe de base du couple : l'interdépendance.
Ainsi, l'été prochain, ma cousine C va épouser son chéri, qui certes ramène le plus gros du budget de la famille, mais ne sais ni planter un clou ni changer une ampoule...

Concernant l'autre article, il est convenue depuis longtemps dans mon entourage que je suis une bordélique. Et c'est vrai. Pendant longtemps j'ai culpabilisée de cet état (le comble pour une féministe). Et puis en lisant ce petit article plein d'humour de Vanessa Lepage, j'ai compris que je n’étais pas la seule (mais vraiment pas la seule pour qu'un article là-dessus soit publié dans ce magazine du parfait intérieur) et surtout que ce n'était pas dramatique. J'ai bien d'autres dons et je ne peux pas être doué en tout. Certes, ma vie aurait été plus simple si au lieu de ma facilité d'adaptation à l'information (par exemple), j'avais le reflex de ranger chaque objet au fur et à mesure à la place qui lui est réservée. Mais chez moi, la plupart des objets n'ont même pas une place prédéterminée. Cela dit, ma cousine C (encore elle) est comme moi, et a eu un déclic grâce à un bouquin qu'elle va me prêter. Alors qui sait ? Peut-être trouverai-je la solution !

Bref, pour conclure :

Je ne suis pas Wonderwoman

Et maintenant que je le sais, ça va mieux.

Et vous ?